Konogan le Celte


 

 

 

 

 

 

 

 

 

- Que vos grâces ne craignent qu’on leur fasse déplaisir, car l’ordre de chevalerie, dont je fais profession, ne cause tort à personne.

 

 

 

 

 

 

- Eh ! Du Guesclin ! Qu’est-ce que t’as fait de ton canasson ?

- Tu l’as perdu au jeu ?

- Il est mort de vieillesse ?

 

 

 

 

 

 

 

- À ce compte-là, sire chevalier, de paille sera votre lit et maigre votre souper.

 

- Auberge, ce magnifique château ? Messire châtelain, vous ne manquez point d’humour et j’en suis fort aise. Étant la première noble personne que je rencontre, il vous revient de droit de me donner l’ordre de chevalier. Cette nuit sera ma veillée d’armes. Ainsi, nul malandrin ne franchira votre seuil. À l’aube, vous me ferez chevalier. En compensation de l’honneur qu’ainsi je vous fais, je vous prierais de faire donner un picotin d’avoine à mon cheval (il montre un cheval imaginaire) quant à moi, un simple bol de soupe suffira.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- Qui est cette Béguine ?

 

 

 

 

 

 

- Hein ? Quoi ? C’est encore toi Cornu des ténèbres lumineuses ? Tu oses à nouveau perturber ma veillée d’armes ? Je vais te…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- Je suis Merlette l’Embreleuse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- Pitié, délivrez-moi.

 

 

- Allons, je ne fais là que le devoir de tous nobles Chevaliers… Quel est ton nom ?

- Poncho.

- Poncho comment ?

- Poncho Poncho ?

- Poncho.

- Comme il te plait… Eh bien Poncho, je te souhaite longue vie. Adieu !

 

- Comment osez-vous ? Ma renommée vous aurait-elle troublée au point d’être jaloux à en perdre la tête ?

- Je suis Konogan le Celte, meilleur chevalier du royaume ! De qui pourrais-je donc être jaloux ? Quant à perdre la tête, il se pourrait que la vôtre fasse ses adieux à votre corps sans tarder si vous ne changez pas de ton !

 

 

 

 

- Inutile de perdre son temps en ferraillage superflu !

- Mon maître… vous l’avez tué !

- Il ne pouvait exister deux chevaliers à la tronche lugubre ! Comment t’appelles-tu ?

 

 

 

 

 

 

- vous êtes une hallu… une luluci… une tion…

 

 

 

 

 

- D’hermine, de perruque toquée,

 

Toi, le juge, t’es un planqué.

 

Devant la misère tout’nue,

 

Ton verdict tu t'mets au cul !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- Nous sommes militaires, nous obéissons aux ordres.

 

 

 

 

 

 

 

 

- Me voilà bien… Jamais porté de lettre à cette Béguine… Ce Konogan-là est aussi fou que le premier ! Où trouver une princesse ?

 

 

 

 

 

 

- D’accord, cochon qui s’en dédie !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- Mais encore ? Ne me fais point languir !

- Béguine vous attend.

 

 

 

 

 

 

 

- Ils sont accomplis, seigneur Ursule.

 

 

 

 

 

 

- A Béguine du Locmaro !