Konogan le Celte

Il reviendra pour d'autres aventures les jeudi 29, vendredi 30 juin et samedi 1er juillet au château de Ranrouët.

 

Extrait :

 

Merlette : Quoique votre apparence soit des moins ordinaires et votre motivation étrange, je vous mets en garde contre toute atteinte à ma personne. Pour ne savoir point qui je suis, vous devez être très ignorant des choses de ces contrées. Apprenez que Merlette l’Embreleuse possède des pouvoirs ne semblant surnaturels qu’aux communs des mortels.

 

Konogan : Vous me jetteriez sort maléfique, que je ne renoncerais pas. L’envoûtement passé, je délivrerais cet homme.

 

Merlette : À votre aise, mais avant de nous affronter, me demanderez-vous pourquoi sa générosité a mérité châtiment ?

 

Konogan : En effet, je vous le demande.

 

Merlette : Il ne vous vient pas à l’esprit que secourir ainsi les malheureux, en leur ôtant la peine de gagner leur pain, leur ôte également l’envie de travailler ? Qu’ainsi ils ne participent pas à l’effort commun d’enrichissement du royaume ? Il ne vous vient pas à l’esprit que de ne point vouloir s’élever, ils sont boulets enchaînés aux bras de ceux qui travaillent !

 

Konogan : Certes, cela demande réflexion…

 


Paroles d'hommes de DENIS LE GUILLOCHET

 

Résumé :

Un homme, la quarantaine, ex militaire, s’est introduit dans un appartement. Il y a préparé un repas, mis le couvert et a posé une arme sur la table.

Il attend l’arrivée du propriétaire. Soixantehuitard à la retraite, visiblement à l’aise financièrement, celui-ci entre… Surprise !

Ils ne se sont jamais vus et ne se connaissent pas. Sous la menace de l’arme débute le repas et une joute verbale au cours de laquelle on découvre qu’ils sont père et fils. “Je ne suis qu’un géniteur au temps du plein emploi” déclare le père à cet homme qui joue leur vie à la roulette russe en lui répondant : “Donner la vie, c’est donner la mort”. Le rapport de force semble pencher définitivement en faveur du fils jusqu’à ce qu’il évoque sa mère, elle qui a voulu élever seule son enfant, comprenant que l’homme qu’elle aimait n’endosserait jamais la responsabilité d’une paternité. Elle écrivait au père des lettres dans lesquelles elle relatait des bribes de la vie de leur enfant. Le père dévoile cette correspondance au fils alors s’inverse le rapport de force.

Ils se parlent et même rient, une complicité s’installe. L’arme devient inutile. Le fils n’est venu que pour une dernière lettre. Celle que sa mère, avant de mourir, lui a demandé de remettre à son père en main propre. Il brûle d’en connaître le contenu.

Le père fait alors un geste vers son fils et lit la lettre à haute voix, elle s’achève sur ces mots : “Parlez- vous”. C’est ce qu’ils ont commencé de faire.

Tout sur la pièce, son auteur, les acteurs, etc. ici