Beau, beau... et pas con à la fois !

 

 

Ne jamais cesser de tenir dans sa main, la main de l'enfant que l'on était.

(Miguel de Cervantès)

 

 

 

 

  

117 Pages

Format :  21x14,5

épisodes 1 à 4

 

 

J'ai tenté ici d'aborder les styles oubliés des Queneau, Vian et Dard, mes maîtres. J’ai jeté dans le shaker 10% d’ersatz des deux premiers et… 80% de substituts du commissaire San Antonio. Puis, j’ai ajouté quelques grains de mon sel et agité le tout. Ainsi naquit le premier épisode : L'or et l'aura. 

Parmi les amis, qui m’encouragèrent à écrire d’autres épisodes, je remercie particulièrement Patricia Giudicelli. Sans ses conseils pertinents, Paul O’Ney n’aurait eu qu’un destin éphémère.

  

Préface :

C'est un registre inhabituel pour l'auteur du roi d'Édom, dont la plume s'est ici débridée à un rythme frénétique. Amoureux des grands espaces navigables et intemporels, Daniel Angot nous embarque avec brio dans un univers parallèle où les zygomatiques se défroissent à chaque ligne... De quoi soigner sans barbiturique la moindre trace de neurasthénie ! Le lecteur est convié à un festival d'élucubrations sorties de l'imaginaire décalé de ce virtuose de la langue épicée qui manie l'autodérision, les clins d'œil et les jeux de mots, tel le conteur siphonné d'Ulysse au pays des merveilles :

« Eh ! Faudrait peut-être me sortir de ta cervelle embrumée, la gestation est un peu longuette, ça fait au moins une pige que tu veux me mettre au monde, et je suis toujours là, à l’état d’embryon, dans les replis nauséeux de ton cerveau atrophié !

— Qui es-tu, toi ? Pour me parler ainsi…

— Paulo. »

Paulo ? C'est qui, ce gus ? Un défenseur des langues vertes et pas mûres ? Un aventurier des histoires à rêver debout ? Un mec qui navigue sans boussole au pays des objets bavards ? Un riche héritier à la fortune potagère ? Un baraqué au cœur d'artichaut ? Un amateur de jolies péronnelles qui le mènent par le bout du… nez ? Issu d’un croisement douteux entre un amateur de boas en forme de chapeaux et un défenseur des causes éperdues, notre héros à la gouaille éloquente traverse avec panache une vie agitée de truculentes bagarres. Heureusement, sa conscience se niche dans l'esprit - ô combien plus éclairé - de son fidèle canidé qui n'hésite pas à mettre la main à la patte ! 

 

 

                                                                                                                                                             Patricia Giudicelli